Un rapport de Bercy sur les aides publiques vient d’évaluer le montant total des aides publiques à 60 milliards d’euros en 2005.
Le montant me parait inoui. C’est autant que le budget de l’Education nationale. C’est légèrement plus que ce que ne rapporte l’impôt sur le revenu des personnes physiques !
Pour mémoire, voici ce que rapportent les différents impôts en France :

Ce montant de 60 milliards d’aide publique aux entreprises recouvre deux grandes masses :
- les allègements de charge ;
- les subventions publiques (Etat, collectivités locales, établissements et agences publiques).
Le plus dingue, c’est que tout cela est complètement distorsif et n’aide pas à mon sens ceux que cela devrait soutenir en priorité : les entrepreneurs, commerçants, artisans, créateurs de très petites entreprises de moins de vingt salariés. Tout simplement parce que c’est compliqué à obtenir, illisible, demande du temps pour identifier l’aide que l’ont peut obtenir ; il faut remplir des dossiers, étudiés par des fonctionnaires qui n’ont pour la plupart jamais créé d’entreprises ; faire des hypothèses pour savoir si l’on remplit les conditions, au risque de voir l’Urssaf débarquer et redresser. Il parait qu’on peut croiser des entrepreneurs qui passent la moitié de leur temps à chasser la subvention…L’assistanat, notre vraie culture d’entreprise.
Quelques pistes de réflexion pour mettre fin à cette culture d’assistanat absurde :
1) Un principe d’interdiction de tout versement direct d’une subvention publique à une entreprise
2) La suppression de tous les dispositifs divers et variés d’allègements de charge
3) Une franchise de charges sociales sur les 20 plus bas salaires pour toutes les entreprises de moins de 1000 salariés.
4) Une baisse massive des charges sociales, en contrepartie de l’absence d’aides et de subventions
Technorati Tags: entreprises, aides, PME